J’ai toujours aimé me lever tôt
depuis petit levé avant six heures
n dirait bien que je suis le premier du hameau comme d’habitude. Avant six heures, le bureau est éclairé. Ce matin, le jardin tiède est absolument silencieux. Pas de vent, pas d’oiseau de nuit, rien qui bruisse, furète. La chatte glisse silencieusement dans l’ombre. Petit, vers cinq ans, à la même heure, levé avant tout le monde, j’explorais, je rêvais, j’écrivais ou parfois même je chantais – ma mère me le reprocha assez -. J’apprenais la joie de la solitude, ouvrant mes capteurs aux sensations multiples. Je ne voulais pas manquer le lever du jour. Et je pensais déjà, avec impatience, au moment où enfin, tout allait s’agiter autour de moi pour que je puisse me fondre dans le mouvement vif de la journée avant l’inquiétante étreinte du soir.
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