Penser à celles et ceux visés par la vidéo
nous devons notre soutien absolu aux victimes
l faut s’indigner. Les propos de la vidéo relayée par le Midi Libre et la Presse ne laissent aucun doute. La Justice est saisie. Surtout, avant tout, il faut penser aux victimes de ce racisme et de ce masculinisme débridés. Ce sont toutes ces victimes qui ont besoin d’abord de notre solidarité absolue.
Ce n’est pas une expression mais une agression
Tout y est dans ce « florilège » épouvantable où leur auteur se complet mêlant racisme décomplexé, masculinisme, homophobie… avec une dose de complotisme comme une cerise (aigre) sur l’immangeable gâteau.
Ce ne sont évidemment pas des propos qui relèveraient de la liberté d’opinion ou d’expression, ils tombent sous le coup de la Loi et ce d’autant plus qu’ils sont portés par un représentant de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions avec l’assentiment de son comparse qu’on ne saurait exonérer tout comme certaines personnes croisées.
Ça ne m’intéresse guère d’analyser comment dans la médiocrité de son quotidien, cet homme a sombré à ce point dans le ressentiment et la haine. Ça ne m’étonne pas de voir où il oriente son vote et hélas de mesurer à quel point « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » comme disait Bertolt Brecht.
Je peux me scandaliser et mon indignation est légitime.
Ce ne sont pas juste « des propos », même tenus « en privé » (en réalité dans l’exercice d’une fonction où l’on attendrait plutôt sens de l’honneur et de l’éthique), mais il s’agit d’une forme d’agression et je n’ose imaginer comment au quotidien, cette personne se comporte avec celles et ceux insultés tout au long de cette vidéo. Justice doit passer.
Soutien aux victimes
Je pense à toutes celles et ceux qui vivent à Carcassonne et ailleurs et se sentent touchés par les propos tenus. Leur angoisse au quotidien. Comment sortir sereinement de chez soi ?
Comment ont-il pu recevoir ces images qui s’ajoutent à d’autres ?
Je pense à ces personnes qui peuvent ressentir le dégoût, la peur, le sentiment d’exclusion, de rejet.
Cette menace sourde, ce sentiment de risquer la confrontation dans son quotidien ordinaire. Ça doit être terrible.
Je me souviens de cet ami qui m’avait dit sa peur de venir au village, peur de ressentir l’exclusion en raison de sa couleur de peau. Vous rendez-vous compte ? Avoir peur en France d’arriver dans un village pour quelques vacances par crainte du rejet, du racisme ?
En 2026 ? En France !
J’essaie d’imaginer comment un enfant, un adolescent visé par ce racisme peut ressentir cette vidéo.
Le risque, attendu peut-être par les provocateurs, est qu’il se radicalise.
J’entends souligner par de bons apôtres en parlant des victimes « en plus ce sont des français pour la plupart ». Mais le racisme n’a pas besoin de carte d’identité. Et il n’y a pas de degrés. On ne parlerait que d’étrangers, ce ne serait pas moins honteux.
Nous devons notre soutien à toute personne visée par cette vidéo. Notre soutien quotidien, citoyen et nous devons rappeler nos représentants et les institutions à leur devoir. C’est affaire d’éthique, de respect, de dignité.
Je voudrais d’ailleurs que toutes celles et ceux qui s’indignent, le fassent clairement, non pour instrumentaliser mais pour soutenir d’abord les victimes.
Nous devons le faire fermement, de façon solidaire et résolue.
Nous devons soutenir, nous devons écouter, nous devons montrer notre présence solidaire, nous devons signaler.
Parce qu’une fois le buzz passé, le quotidien est là, le réel.
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