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Coup de blues

triste journée

VincentBreton.fr
Oct 19, 20263 min read

l y a les événements liés à ce 17 octobre 26. Et puis l’automne qui nous tombe dessus avec ses dix degrés et sa petite pluie fine. Comme beaucoup sûrement, j’ai eu mon coup de blues aujourd’hui.

Les événements, leur traitement médiatique, les commentaires

Je ne vais pas revenir sur le déroulé, les images. Si je regarde cet article dans un an, je suppose que je n’aurai pas oublié : les manifestations lycéennes depuis des semaines, les grandes manifestations du 17 et leurs dérives.

Le 17 octobre à Villefranche de Rouergue, la manifestation, c’était plutôt chouette et encourageant.

Et puis après…

C’était couru d’avance, ce qui passe bien à la télé ce ne sont pas les manifestations calmes. Loin de moi l’envie de minimiser les dérives.

Il y a bien longtemps que les médias sont passés de l’information aux commentaires. Sur les réseaux sociaux les gens s’en donnent à cœur joie. Heureusement que je ne suis plus sur les grands réseaux commerciaux.

Je suis abonné à la presse régionale. Celle-ci, de tradition radicale de gauche n’a pas parlé de ma petite manif de sous-préfecture. Le correspondant local doit choisir ses priorités. Les commentaires eux sur les événements sont quasi tous signés de soutiens de l’extrême droite. Ils jubilent en réalité, le parti de l’Ordre tire toujours profit de ce genre de crise.

Effet de saturation, j’ai fermé tout ça. Effet de déception aussi car je n’ai trouvé que très peu de commentaires nuancés et encourageants. Les politiques comme prévu de droite à gauche se sont montrés dans l’ensemble incapables de hauteur de vue.

Je préfère me taire sur le fond.

Le blues

L’automne est là. Mais j’aime bien l’automne et la pluie ne me rend pas triste. J’ai fait ce matin un feu. Pas si joyeux mais c’était beau. Non c’est bien le climat du pays qui me rend triste. Profondément.

C’est une étrange tristesse à double détente : celle du jour et en écho, celle que je ressentirais si l’extrême droite venait au pouvoir.

Je vis dans un lieu préservé. Dimanche je me disais que peut-être je ne reverrai jamais Paris.

Un échange avec un correspondant de Québec : « Quand est-ce que tu viens t’installer chez nous ? « 

Parfois je me dis que je suis déjà en exil. Je ne me plains pas d’ailleurs d’être là où je suis. J’aime cet endroit qui me protège.

Non simplement ce soir je suis triste. Je ne me retrouve pas dans ce que je vois, dans ce que j’entends.

J’ai même envisagé un moment de fermer tous les réseaux sociaux et ce site.

Et puis, je me suis dit que je ne devais pas être le seul à ressentir cela.

Heureusement, les coups de blues ne durent jamais longtemps chez moi. Heureusement car ça mange l’énergie et la créativité.

Il faut accepter la tristesse, la laisser vous traverser et puis penser à ce que l’on aime… et souhaiter du courage à celles et ceux qui traversent la même tempête d’émotions.

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