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La consternante séance

une minute de silence et puis la Honte

VincentBreton.fr
Oct 28, 20263 min read

a séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 27 octobre a donné lieu à une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat du 23 octobre 2026. Ce qui a suivi fut une honte.

L’hommage de la Présidente de l’Assemblée

En présence de la famille de Pengo Bosso Wangi, très digne, du maire de Trappes, la Présidente de l’Assemblée a su trouver les mots justes qui pouvaient faire consensus.

Je veux la croire sincère et son émotion n’était pas feinte.

Tout le monde était là debout. Moment fort.

Sauf Marine Le Pen absente.

La honte ensuite

Ce qui a suivi fut à la fois honteux et consternant.

L’intervention de Cyrielle Chatelain, présidente du groupe Écologiste et Social était quelque peu maladroite. Depuis quelques temps elle rompt avec la mesure qui la caractérisait, c’est dommage.

La réponse du premier ministre évoquant la mort du militant d’extrême droite Quentin Derranque comme pour renvoyer dos à dos les extrêmes fut à la fois indigne et déplacée tout comme ses accusations ensuite tournées principalement vers la gauche. Ce premier ministre que je pensais lui aussi plus mesuré reprend le pire de ce que l’on entendait venant de la droite dans les années soixante-dix. Ses leçons de morale alors qu’il n’a aucune légitimité démocratique laissent pantois. Se sent-il totalement étranger au climat délétère qui agite le pays ?

L’extrême droite sombra, on s’y attendait dans l’instrumentalisation et trouva à jouer elle les victimes toujours forte dans l’inversion des valeurs.

Ce pauvre Barnier osa trente secondes à peine d’hommage avant d’enchaîner sans transition. L’empathie ne l’étouffe pas.

La gauche est sortie, la séance fut très énervée.

Je dois dire cependant n’avoir pas apprécié l’attitude de la gauche, pas seulement lorsqu’elle sortit mais à cause de la façon d’agir de certains.

Hurler sur les bancs, surtout un jour d’hommage, c’est contre productif, cela repousse. Bon sang, on attendrait de la hauteur de vue, que soient mises en avant la volonté d’unir et respecter chacun.

L’éthique c’est de la morale en actes.

La famille de Pengo Bossio Wangi, s’est levée et a quitté l’Assemblée nationale après les propos du président du groupe RN.

Et là si personne ne ressent de la honte… Mais j’avais évoqué le fait que le sort des victimes est le cadet des soucis des politiques.

Le maire de Trappes

J’ai découvert le maire de Trappes. L’homme mesuré ne mâche pourtant pas ses mots. Il sait dire ce qu’il convient. Il vise juste.

Voilà un type qui aurait fait un candidat autrement intéressant que certains à la Présidence de la République !

LCP partage la vidéo de son intervention :

https://lcp.fr/actualites/apres-l-hommage-rendu-par-l-assemblee-aux-victimes-de-l-attentat-de-trappes-le-maire

Et après ?

Que va-t-il se passer ? Le feuilleton sinistre de cette présidentielle est d’autant plus affligeant qu’il risque d’alimenter l’abstention.

Ceux qui s’abstiennent sont plus nombreux que ceux qui votent pour l’extrême droite.

Aujourd’hui j’essaie d’imaginer le ressenti des familles après ce moment gâché. J’essaie d’imaginer aussi celui de celles et ceux qui sont victimes de ce virus qu’on ne parvient pas à éradiquer, le plus souvent parce que nous n’avons pas su avoir les gestes barrière.

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