Les cris des filles
la fête à Cahors
’est en entendant le cri des filles depuis les rues de la vieille ville que j’ai compris que la fête foraine s’était installée sur le grand parking. Toute la jeunesse cadurcienne était là comme au bon vieux temps de l’insouciance, loin des catastrophes et des horreurs du monde. Les mêmes cris, le même besoin de vacances encore, la même joie. La jeune femme assise derrière son stand de barbe à papa dévorait son stock en attendant le client. Les autos tamponneuses se cognaient en faisant des étincelles. Avant de grimper sur le truc à bascule, les garçons semblaient avoir bien plus peur que les filles. Pour séduire, il faut savoir faire des sacrifices.
Did you enjoy this article?
Recommend it — Standard Reader surfaces well-loved writing to more readers across the network.