Foule à Figeac à la manif du 5 novembre
Beaucoup, beaucoup de monde à Figeac pour la manifestation du 5 novembre 26 !
ifficile de chiffrer. De toutes les manifestations que j’ai pu suivre depuis que je suis dans le coin, c’était la plus grosse. Des vieux, des jeunes venant de leur fac ou de leur lycée, des grévistes et une belle ambiance !
Venus d’un peu partout
Le Lot avait trois points de rassemblement. J’ai donc franchi la rivière pour rejoindre celui de Figeac plus proche de chez moi que celui de Rodez dans l’Aveyron.
1600 annoncés à Cahors, 700 à Célé. Ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps d’après les gens. Chiffres syndicaux : 1600 à Figeac. Allez, je vous le fait à 1400 sachant que des lycéens et d’autres ont rejoint le cortège en cours de route.
Quelques prises de paroles. La lycéenne qui s’est exprimée au nom de ses camarades était émue de le faire au micro devant une telle foule. Mais tout le monde savait bien pourquoi il était là. Applaudissements et encouragements.
Il parait qu’un militant syndicaliste s’est retrouvé assigné à résidence la dernière fois. Il parait que la mairie dorénavant de droite à Figeac aurait fait pression pour que le parcours évite le centre ville.
Le cortège a pu faire son parcours y compris en allant jusqu’à la sous-préfecture. Quelques gendarmes pour régler la circulation. Aucun contact ou problème quelconque. Pas d’inquiétude sur le visage des commerçants qui s’approchaient sur le pas de leur porte à notre passage.
Ambiance
Un cortège populaire, mélangé, résolu et inquiet. Le message était toujours le même comme partout en France et exprimait un ras le bol clair. Peu importe l’échéance présidentielle, les manifestants voulaient des réponses, sans naïveté mais avec détermination.
Le rejet de l’extrême droite et du racisme était également réaffirmé et les slogans provocateurs mais bon-enfant, éloquents.
Ce qui était frappant aussi, c’était le sentiment de solidarité intergénérationnelle. Je n’ai vu aucune opposition entre jeunes et vieux, au contraire. Plutôt du soutien mutuel et une véritable chaleur humaine. Chacun soutenant l’autre. Beaucoup de familles étaient là. Ça manifestait parfois du grand-père à la petite fille, des jeunes parents avec des petits loulous qui avaient même confectionné eux-mêmes leur pancarte. Je ne sais pas si c’est propre à la région. La ruralité fait que peut-être les moments de retrouvailles sont plus marqués, plus chaleureux que ce que j’ai pu voir ailleurs.
un chœur dans la manifestation du 5 novembre à FigeacUn débat était proposé en fin de manifestation pour envisager les suites à donner. Il est possible si j’ai bien compris que les « rendez-vous du samedi » se poursuivent.
Très beau moment de conclusion lorsque le groupe des tambours de rue (la formation doit avoir un nom que je ne retrouve pas) a invité les jeunes à venir danser parmi eux. Ça doit muscler les biceps et tout le haut du corps !
les tambours ont invité les jeunes à danser au milieuCette vitalité, cette sincérité, ce courage aussi, j’ai trouvé ça beau. Quand on ne cesse de prétendre que les gens sont égoïstes, individualistes et rivés à leurs écrans, cette jolie compagnie a démontré le contraire.
Bien loin des aigris pétris de ressentiment qui voudraient seulement diviser pour régner, faire la leçon et préserver les privilégiés, il y avait là ces gens qui travaillent ou qui ont travaillé ou espèrent pouvoir se faire une place, ces gens qui veulent retrouver un avenir et surtout expriment un besoin de reconnaissance de leur dignité.
Ce sont eux qui portent l’espoir du pays.
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