Douceur avant la fin du monde
Il y a un an je publiais la première partie d'une histoire courte nommée « De la place pour quatre » en prévoyant de rapidement sortir la suite. La vie est passée par là, j'ai voulu réécrire la seconde partie et je me suis retrouvée bloquée à ne plus arriver à écrire et maintenant on est un an plus tard, et la 3ème guerre mondiale prend un cran de plus. Quel meilleur moment pour finalement vous montrer la suite de l'histoire ? Bonne lecture !
l y a un an je publiais la première partie d’une histoire courte nommée « De la place pour quatre » en prévoyant de rapidement sortir la suite.
La vie est passée par là, j’ai voulu réécrire la seconde partie et je me suis retrouvée bloquée à ne plus arriver à écrire et maintenant on est un an plus tard, et la 3ème guerre mondiale prend un cran de plus.
Quel meilleur moment pour finalement vous montrer la suite de l’histoire ? Bonne lecture !
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J+2 – Praise Kink
Anthony se laissa tomber lourdement à côté de Houna. Comme il n’avait pas visé, sa tête atterri entre les deux oreillers. Il fit mine de ne plus pouvoir respirer, ce qui fit pouffer son amante. Elle se mit sur le flanc pour lui faire face et recula un peu pour qu’ils puissent partager le coussin.
— Pfiou, ça a l’air difficile. dit-elle en souriant.
— Je voudrais t’y voir, c’est fatiguant d’être au dessus. Avec Ethan j’ai plus trop l’habitude. Haha.
Il se rapprocha de son visage pour déposer un baiser sur ses lèvres. Il les trouvait tellement douces et moelleuses qu’il aurait pu passer un temps infini à se noyer dedans. Houna posa une main sur la nuque de son compagnon et commença à jouer doucement avec ses cheveux.
— C’était bien hein ? demanda-t-il d’un ton presque affirmatif.
— Ah ça, je crois qu’on peut dire que c’était bien. J’ai adoré te voir prendre autant de plaisir au dessus de moi.
Anthony senti ses joues rosir. Il était habitué aux compliments des autres garçons, mais il avait plutôt tendance à laisser les femmes indifférentes. Et les rares qu’il avait connu intimement n’avaient jamais considéré pertinent de le flatter ainsi. Houna continua :
— Sans déconner, t’es vraiment magnifique. Je pourrais me perdre dans tes yeux pendant des heures. Ils étaient beaux même quand tu les fermais pour profiter des sensations physiques. Avec ton air mi-concentré mêlé de plaisir. Ta bouche entrouverte qui souriait doucement en laissant passer tes halètements. Tu avais l’air si pur.
Il ne savait plus où se mettre pour cacher son embarras. Il décida de se blottir contre elle, la tête sur son épaule, mais elle n’avait pas terminé.
— Et puis là je ne parle que d’une partie de ce que j’ai vu. Mais ce que tu m’as fait c’était dingue aussi. La manière dont tes doigts ont parcouru mon corps. J’avais l’impression que tu savais exactement où aller, quand changer de direction, vers où continuer ensuite. Comme si tu connaissais déjà ma carte par cœur. Alors quand t’es allé jouer à caresser l’intérieur de mes cuisses avec ta langue en tenant mes hanches avec tes mains… J’ai cru que j’allais tourner de l’œil, ça m’a fait des frissons absolument partout.
S’il avait pu disparaître. S’enfoncer dans le matelas. Il l’aurait fait. Il poussa un gémissement confus, ce qui n’encouragea pas Houna à s’arrêter pour autant. Il l’entendait même sourire. C’est qu’elle s’amusait à le torturer en plus !
— Tu sais en général avec les garçons cis ça marche pas trop pour moi. Soit ils sont hétéro et ils me font un peu peur, je suis pas vraiment un idéal de féminité hétérosexuelle donc je vois pas bien ce que j’aurais à leur apporter. Soit ils sont gays et ça me ferais vraiment bizarre qu’ils s’intéressent à moi. Même ceux qui sont bi, c’est rare qu’ils comprennent mon genre. Mais tu m’as fait me sentir à l’aise super vite. Tu faisais à la fois attention à ce dont j’avais besoin sans donner l’impression que ça te demandait le moindre effort. Et d’habitude, c’est moi qui fais ça. Donc c’était rafraîchissant que ce soit pas le cas pour une fois.
Elle s’interrompit enfin. Il osa lever un œil vers elle pour constater qu’elle avait relevé la tête et qu’elle le regardait avec un air plein de satisfaction. Il s’exclama sur un ton faussement bougon :
— C’est bon t’as terminé ?
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